Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 08:16

La direction de Bayard estime que la négociation a assez duré et qu’il est temps que le CE rende son avis sur le PSE (ex-plan social) pour qu’elle puisse le mettre en œuvre rapidement. Elle a donc déclaré la discussion close. Or, pour le SNJ, malgré les avancées déjà obtenues, cette négociation n’est pas aboutie. Bayard se doit de proposer aux salariés de bonnes conditions de reclassement ou de départ. Et pour y parvenir, il reste quelques points noirs à traiter. En l’état, ce projet d’accord laisserait des salariés en difficulté.


Si Bayard veut vraiment tenir son engagement de ne procéder à aucun départ contraint, il faut vraiment poursuivre la négociation pour éviter deux situations que peuvent connaître des salariés qui occupent un poste supprimé :
 Selon le projet d’accord, en effet, le salarié dont le poste est supprimé devra accepter, si on le lui propose, un poste de reclassement sous-qualifié par rapport à celui qu’il occupait, ou partir.

Il devra également accepter un poste indifféremment dans tout journal ou magazine de Bayard, ce qui représente une large palette, de Popi à Notre Temps, en passant par Prions en Église, La Croix ou Pèlerin. Ou partir. Or le journaliste est attaché par contrat à un titre et l’employeur ne peut lui imposer d’en changer (article 8 de la convention collective).

Dans ces deux cas, et lorsque le salarié refuse le poste proposé, le SNJ demande que lui soit faite une deuxième proposition avant de le licencier.

Dans le même ordre d’idées, nous demandons pour tous les salariés reclassés une période d’adaptation de trois mois. Si à l’issue de ce délai il se révèle que le poste n’est pas tel qu’il avait été décrit ou que le salarié ne s’y adapte pas, et plutôt que de rester sur une situation d’échec, le SNJ estime qu’une autre proposition doit pouvoir être faite. Une deuxième chance, en somme.

Ces demandes sont-elles exorbitantes ? Non.  Elles ne sont que des mesures sociales adaptées en situation de plan social.


Autre maillon très faible du projet en son état actuel : la formation.
Les sommes allouées pour les formations (et par conséquent leur durée), qui doivent permettre soit aux salariés qui occupaient un poste supprimé de rejoindre un poste nécessitant reconversion soit aux partants volontaires de s’orienter vers une nouvelle activité, restent très en deçà des tarifs pratiqués sur le marché pour prétendre à une véritable formation-reconversion.
Une formation qui donne toutes les bases d’un nouveau métier s’étend généralement sur une année scolaire (neuf mois). Or la direction de Bayard propose des formations limitées à 3 500 euros ou 4 500 euros, soit quelques petites semaines. Et 4 500 euros également pour aider à la création d’entreprise. C’est bien trop peu.
La formation ne peut pas passer à la trappe dans ce nouveau plan social. Elle est trop importante dans le contexte actuel de l’emploi. Elle est l’atout maître du salarié en 2010.

Les indemnités de départ se limitent aux indemnités conventionnelles, augmentées de trois mois de salaire dans la plupart des cas. C’est très peu, compte tenu de l’état dramatique du marché du travail et compte tenu des délais de carence des Assedic (75 jours dans ce cas).

Le bénéfice de la mutuelle ne serait maintenu que pendant neuf mois pour les salariés quittant l’entreprise. C’est misérable.

Le SNJ demande tout simplement à la direction de Bayard de négocier un plan social qui ne laisse pas des salariés dans une situation précaire.


Enfin il faut souligner que le CHSCT a demandé à un expert de réaliser une étude sur le PSE. Elle doit, notamment, préciser les conditions de travail des salariés après la mise en œuvre des suppressions de poste. Comment envisager que le CE rende un avis éclairé et motivé sur le plan social avant le rendu de ce travail très important pour tous les salariés ? Car ceux qui resteront ont le droit de savoir comment ils de vront travailler, en fonction de l’effectif des services, de l’organisation mise en place et des projets en cours, notamment le multimédia. Les élus du CE ont le devoir, en la circonstance, d’attendre le rendu de cette étude. La Direction n’a d’ailleurs pas le droit de mettre en œuvre son projet de réorganisation avant le 17 février, date où le CHSCT rendra son avis.

Par SNJ Bayard - Publié dans : Plan social à Bayard
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 21:53

La direction de votre journal vous demande de changer de poste : elle vous propose un travail avec la même paie, mais moins de responsabilité. Vous n'avez pas demandé ce changement. Pouvez-vous refuser ? Quels sont vos droits ?

 

Deux articles de la convention collective nationale de travail des journalistes répondent à cette question : les articles 8 et 20 (pour les consulter intégralement, voir sur le site snj.fr). Le premier stipule que « si un journaliste est appelé par son employeur à collaborer à un autre titre que celui ou ceux auxquels il est attaché, ou à exécuter son contrat de travail selon un mode d’expression différent, cette modification doit faire l’objet d’un accord ». L'article 20, qui le complète, indique qu'un échange de lettres est en ce cas nécessaire. Autrement dit, il faut que la demande de l'employeur, puis l'accord du salarié, soient l’un et l’autre exprimés par écrit.

 

Un changement pour motif économique, ou non ?

Changer de poste ou avoir moins de responsabilité revient bien évidemment à exécuter son travail selon un mode d’expression différent de ce que l’on faisait jusqu'alors. Si le journaliste refuse (par écrit) ce changement, il conserve son poste... sauf si la direction supprimait le poste lui-même, pour motif économique, par exemple.

En ce cas, rien n’empêche l'employeur de proposer, en guise de reclassement, un poste différent, qui peut alors être égal, inférieur ou supérieur en intérêt comme en salaire. S’il s’agit d’un cas individuel, donc non encadré comme dans un PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), il n’y a plus qu’à négocier avec la direction son reclassement ou être licencié pour motif économique.

Mais s’il n’y a pas de motif économique, l’employeur n’a pas le droit de changer le travail et/ou le salaire du journaliste qui n’est pas d’accord sans se trouver en infraction avec la loi.

F. L.

Par SNJ Bayard - Publié dans : SNJ Pratique
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 20:56

Les journalistes pigistes de presse écrite peuvent désormais s'adresser à Médiafor, l'organisme paritaire, pour faire valoir leurs droits  à la formation. Ils peuvent enfin accéder à la prise en  charge des frais pédagogiques mais aussi, éventuellement, une rémunération ou une allocation pour se perfectionner dans les techniques rédactionnelles, suivre un stage de langue, passer un bilan de compétences, faire valider les acquis de leur expérience...

En passant par les différents dispositifs existants CIF (congé individuel de formation), DIF (droit individuel à la formation), et bientôt période de professionnalisation ou actions du  « plan ». Le tout, grâce à la collecte spécifique par Médiafor de l'obligation financière de formation des entreprises pour leur masse salariale pigistes.

 
Ne pas céder au chantage patronal
Il s’agit
là de la concrétisation de l'accord formation négocié pendant deux ans entre les fédérations patronales de presse écrite et les syndicats de journalistes. Le SNJ s'était fortement investi dans cette négociation pour obtenir que cesse la négation du droit à la formation opposée par la grande majorité des employeurs depuis plus de trente ans à  leurs propres journalistes pigistes.  

 

L’engagement du SNJ

Le SNJ continuera à s'investir à travers ses deux représentantes à la Commission paritaire pigistes de Médiafor chargée de mettre l'accord en musique et de traiter les dossiers. Plus d'un million et demi d'euros ont été collectés et sont disponibles pour la formation des journalistes pigistes pour 2009. Des centaines de formations doivent pouvoir être réalisées grâce à cette enveloppe. Encore faut il en faire la demande… sans tarder.

 

Pour aller plus loin…
Votre interlocuteur est Médiafor.

Tél. :  01 44 88 92 70.

Envoyez un e-mail à Médiafor pour obtenir le dossier de demande et être conseillé pour votre projet de formation.

Par SNJ Bayard - Publié dans : SNJ Pratique
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 21:54

Le projet de plan social touche en fait 63 salariés dont 46 journalistes (30 + 11 pigistes et 5 à Planète). Ce nouveau plan social compte 73 % de journalistes Une hécatombe !
Mais pas de cadres dirigeants dans ce plan social qui ne touche que des salariés lambda. A croire que les petites mains sont responsables des erreurs stratégiques ! Comment la direction peut-elle croire que l’avenir de  l’entreprise passe par la suppression de ses forces vives?
Le SNJ pose des questions basiques :
- La technostructure de Bayard n’aurait-elle aucune responsabilité dans la situation de l’entreprise ?
- La direction croit-elle qu’on assure le développement d’une entreprise de presse sans journalistes ?
Le SNJ exige un projet qui assure le développement de l’entreprise dans le respect de tous les salariés. L’avenir de Bayard est en jeu.

Par SNJ Bayard - Publié dans : Plan social à Bayard
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 21:50

Délégués syndicaux : Martine Fichet (La Croix, 6427) et Pascal Molinaro (Phosphore, 6192).
CE : Pascal Molinaro (Phosphore), Martine Fichet (La Croix), Marie-Magdeleine Bauwens (Culture et Religion, 6766), Philippe Le Bellec (Phosphore, 6534).
Représentante syndicale auprès du CE : Françoise Laigle (Planète Jeunes, 01 41 90 69 44).
DP : Philippe Le Bellec (Phosphore, 6534), Jacqueline David (J’aime Lire, 6121), Françoise Laigle (Planète Jeunes, 01 41 90 69 44), Pascal Molinaro (Phosphore), Emmanuel Romer (La Croix, 7422).

CHSCT : Philippe Le Bellec (Phosphore, 6534).

Commission de la carte : Marie-Magdeleine Bauwens (Culture et Religion, 6766).

Par SNJ Bayard - Publié dans : SNJ Pratique
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